textes traduits des chansons de Nora At brahim (suite)

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AU SECOURS

Mon ami ne me demande point

Comment mon pays va

Les villes envahies par le feu,

Les villages orphelinats

Nous avions fermé les yeux

Ce feu a été prédit, je crois

 

Le feu a cerné 'tamurt'

On veut couper les racines

Ce pays qui se détruit         

D'où vient, où va sa vermine ?

A ce spectacle d'embrasement

Qui a pouvoir d'apaisement ?

 

Ô ! toi  fellah  de malheur

Que récoltes-tu à présent 

Il y a des braises sur ton cœur

Sur tes yeux mets des tisons

Pour attendrir les cieux

Et épargner ta maison

Gare au feu sauve les enfants !

 

Pleurez toutes vos larmes

Et poussez des cris poignants

Si vous ne jetez pas vos armes

Il coulera le sang des enfants

La terre est d'un rouge carmin

Est-ce le feu ou bien le sang ?

La terre est d'un rouge carmin

De ce feu jaillira le sang !

BOUDIAF

 

Inconnu de la jeunesse algérienne

Qu'il n'a vu ni naître, ni grandir

Celle-ci lui témoigne quand même

Ses mains propres dans les affaires

 

Toi ! son  assassin

Ta conscience est elle en paix ?

D'avoir brisé le roc

Sur lequel allait s'appuyer  l’Algérie

 

Il a allumé toutes les bougies

Pour chasser tous les points noirs

Etait-ce rêve ou réalité

Un mécène est venu nous voir

 

Tous les honneurs sont pour lui

Il est mort pour sa patrie

Son visage sera, peut être, oublié

Son nom est, désormais, gravé,

ENFANTS D'AILLEURS

 

Une génération de France

Ils sont nés pour la souffrance

Ils seront plutôt ou plus tard

Une page grise de notre histoire

 

Ils n'ont même pas de patrie

Quand le père est exilé !         

A la naissance on réfléchit      

Est-ce Rachid ou Jérémie ?

           

Les Accords d'Evian, mon fils,

Te donnent le droit d'office

D'être un petit citoyen

De tes parents n'en garde rien !

 

A l'école il a toujours tort

Qu'il parle bas, qu'il parle fort

Il est vivant, donc insolent

ça dérange les enseignants

 

Tous les enfants à la naissance

Ont le droit à l'espérance

Quand ils sont grands on leur apprend !          

Qu'ils sont, quand même, différents

 

Ils méritent, tous, le bonheur

Qu'ils soient d'ici, qu'ils soient d'ailleurs

ça se discute en commissions

Les Droits de l'Homme, parlons-en !

JEUNESSE FUGITIVE

 

Ma jeunesse est passée en éclair,

Que je n'ai eu le temps de rien !

Mon cœur est frêle et sincère

En quête d'amour et de bien

Ô ! mes amis pleurez à présent

Mon départ est imminent

Ô ! mes amis, dès à présent

Qui m'aime redira mon nom !

 

Vous aimez tous les belles filles

Vous me comptez parmi elles

Elles sont belles et très habiles

Moi, de mes doigts, je fais étincelles

Je connais, par cœur, la vie

Ses coups bas, ses luttes éternelles

 

C'est l'Aïd, les femmes en fête

Moi je traîne un vague à l'âme

Vous m'aviez promis Neptune

Devant vous moi je proclame

Que mes nuits oscillent de sursauts !

Je me consume dans la flamme

 

La jeunesse est fugitive

L'amour n'est autre qu'un fantôme

Je veux profiter de la vie

Pour moi-même, pour vous mes amis

Ne fusse qu'un seul jour

Cat le voyage est sans retour

L’EXILEE

 

O ! ma mère, je vais très loin

De ce village de médisants

Ils ont dit du mal de moi

Les vieillards et les jeunes gens

S'ils m'accusent d'énormités

Devant Dieu ils le payeront

 

O ! ma mère, je vais très loin

De ce pays pour me faire oublier

Si tu entends du mal de moi

C'est que je suscite envies et jalousies

Ils ne craignent ni Dieu, ni saints

Moi je sais qu'ils seront punis

 

O ! mère, je vais très loin

Ils m'endossent des responsabilités

Ceux qui ont réussi, ont oublié mes soins

Les autres m'accusent de leurs difficultés

De ma terre, celle des aïeux

Ils font tout pour que je fuie !

 

O ! ma sœur, je vais partir

Sois habile, ne crois personne

Si tu penses m'avoir fait tort

De tout cœur je te pardonne

Ma main vers toi je la tends

Je jure sur notre lien du sang

 

O ! ma mère tu penses bien

Je veux être heureuse aussi

Tous mes espoirs s'effondrent

Mon sang m'empoisonne la vie

Dans ma maison j'ai peur des monstres

Dehors je suis terrorisée

L'AMOUR BRULE

 

Ton amour me brûle

Ne sois pas cruel

L'amour, il faut le saisir

Il n'est pas éternel

 

Comme un ouragan !

Mon cœur a vibré

Sur ton simple regard

J'ai même chaviré

Si tu m'aimes d'amour

Garde les yeux ouverts

Si tu me fais de l'ombre

J'ai peur du désert

 

Tu es un empire, je te cherche pourtant

Tu es mon vampire, tu  m'aspires le sang

Comme une avalanche, tu m'as emporté

Comme un arbre mort, tu m'as découpé

Je brûle à petit feu, avant d'enflammer

Je sais que plus tard, tu vas te brûler !

 

Je désire te voir,

Toi, par monts et par vaux

J'ai peur si tu tardes

J'oublierai mes mots

L'amour est fragile

Il lui faut des gages

Toi, tu aimes la vie

Et moi davantage !

L'AMOUR MEDITERRANEE

 

"Celui qui prive un enfant de sa mère

Du  paradis  qu'il ne parle guère !"

 

- Mère : La nuit je sursaute, parfois

                Lorsque je n'entends pas ta voix

                Je te cherche, je tâtonne

- Enfant :         Le matin, toi endormie

                        Je m'enfonce dans ton lit

                        Dans tes bras, je m'abandonne

 

- Mère : Blesse-toi si tu chavires

                 Souviens-toi pour l'avenir

                 Cette plaie ne l’oublie pas

- Enfant :         Dans la nuit noire éveillé

                        Je t'ai vu comme une fée

                        J'ai crié, maman c'est toi ?

 

- Mère : Te rappelleras-tu au moins

                 Des complices et des témoins

                 Souviens-toi quand tu seras homme

- Enfant :         Mes copains parlent de leur maman

                        Au fait, la tienne s'appelle comment ?

                        Ils me blessent quand ils me questionnent

 

- Mère : Que mon lait te bénisse

                 De tous les maux te guérisse

                 Que mon amour te protège

- Enfant :         Je sais que tu as pleuré

                        Jusqu'à en perdre haleine

                        A en mourir de chagrin et de peine

LANGUE CRUELLE

 

Ta langue ne fait que médire

Ta méchanceté est sans frontière

Les gens ont leurs yeux pour voir

A ta langue mets des lisières

Tu ne peux ternir mon nom

C’est un océan d’eaux pures

 

Je fais chaque jour de mon mieux

Qui trouve à redire, a tort

Un dicton qui vient d’ancêtres :

"Qui sème le vent récolte la tempête"

Moi, comme la lune, je scintille

Ma lumière éclaire la vie

 

Je te souhaite le délire

Et une fièvre à te faire fondre,

A pleurer les larmes de ton corps

Jusqu'à en perdre la vue

Au moment de crier au secours,

Que ta voix s'éteigne à jamais

 

Ma langue sucrée comme du miel

Désormais, secrète l'acidité

Moi, très sensible à la bonne parole

Des plus mauvaises j'ai prononcé

Je dors et me réveille en peine

Cet amour, moi, je le fuis.

L'APPEL

 

Réponds-lui

Réponds donc

Mais réponds-lui

Il t'appelle

Jour et nuit

 

Il a perdu la raison

Son cœur suffoque, palpitant

Ce garçon qui m'aime tant

Je lui dois mon attention

 

Réponds-lui

Réponds donc

Mais réponds-lui

L'amour brave l'interdit

 

C'est incroyable

Cet homme est fou

Mais sans manière

Son amour est pur et sincère

 

Son cœur palpite

Son cœur palpite

Son cœur palpite

Il va mourir si je le quitte

 

Quant aux jaloux

Ils médiront

Pour le rendre fou

Et fuir sa place tambour battant

MON AMOUR, A MOI

 

Aimes moi et vis ta vie

Moi je t'aime, tu m'es très cher

Si on se quitte, on s'oublie

On entendra des choses amères

D'aucuns se moqueront aussi

Mon esprit plane entre ciel et terre

Pardonne-moi mes rêveries

 

J'aimerais être un enfant

Pour me blottir dans tes bras

Tu me protégerais du néant

Toutes les nuits tu me berceras

Loin des yeux très près du cœur

Ta pensée toujours vers moi

 

J'aimerais être une montre

Et ta main serait pour moi

Ton regard à chaque instant

En tout lieu fixé sur moi

Je serais ta notion du temps

Tu ne pourras vivre sans moi

 

J'aimerais que tu sois fibule

Au corail des nuits, des jours

Pour t'attacher à ma dentelle noire

Sur mon sein et pour toujours

Je te chanterai ma berceuse éternelle

Au rythme des notes d'amour

 

Je te veux frêle comme oiseau

Pour te cacher dans le creux de ma main

Pour ta faim, je te nourrirais de mes mots

Pour le froid, je te serrerais contre mon sein

Si tu t'envoles dans les cieux

Mon âme te suivra seul ange gardien

UN CŒUR EN  PEINE

 

Ils s'aiment, c'est unamour magnifique.

Et pourtant, elle sait qu'il aime aussi une autre.

Cet amour a duré le temps d'une extase.

Le temps qu'une personne peut nier la vérité ou bien oublier la réalité !

Le jour où elle a eu un excèsd'amour, elle ne lui demande pas de choisir ;

mais décide de lui offrir unenuit féerique.

Elle en a fait l'homme leplus heureux du monde.

Il se laisse emporter dans les bras d'Orphée, avant lematin levant.

A son réveil, elle n'était plus là. Il ne lui restait qu'une voix qui lui dit :

"Rends la heureuse pour la vie, comme tu m'as rendu heureuse cette nuit !"

UN MONDE MERVEILLEUX

 

Où est-ce que tu nous emmènes ? ?

Dans un pays merveilleux,

Où tout le monde est heureux,

Où tous les hommes s'embrasseront,

Leurs cœurs battant à l'unisson,

Où je serai ange et maman,

De toutes les petites filles,

De tous les petits garçons,

Dans un monde sans armes et sans larmes,

Dans un monde gouverné par des enfants,

Une vaste Ile sur un océan,

Dont je ferai ma grande maison !

 

S'il te plaît, dessine-moi ta maison !

 

Une maison  de paradis

De fleurs et de tapis

A l'abri des souffrances

Au foyer d'insouciance

 

Je ferai un foyer parfait

En Méditerranée

Des fenêtres sur le monde

Et d'autres sur mon pays

 

J'inviterai tous les enfants

De part le monde entier

Qui ont peur, qui ont froid

Qui ont besoin de joie

 

J'inventerai un dictionnaire

Et l'ordre des matières

Je le ferai par thèmes :

L'amour, la paix, je t'aime

        

Une maison remplie d'amour

Aux murs tout en velours

Composerai des romances

Musique en permanence

 

Je ferai des habits de soie

De chaque enfant un Roi

Embaumerai les gamins

De musc et de jasmin

 

Tous, leur lit sur la verdure

Le ciel en couverture

La chaleur du soleil

Au pays des merveilles

 

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